Banier, François-Marie (1947-....)
Biographie
Carrière littéraire et artistique
François-Marie Banier naît d'un père hongrois, qui fut brièvement ouvrier à la chaîne chez Citroën, puis publicitaire à succès, de son vrai nom Banyiaï{{,}} (modifié en Banier lors de sa naturalisation), et d'une mère d'origine italienne, Madeleine, auteur d'ouvrages de travaux d'aiguilles pour les enfants. Il déclare par la suite avoir fait l'objet de mauvais traitements de la part de son père. Sa famille réside dans le {{16e}} arrondissement de Paris, dans l'atmosphère bourgeoise de l'avenue Victor-Hugo, ce qui lui permet de fréquenter le lycée Janson-de-Sailly. Il interrompt ses études avant son baccalauréat et quitte tôt le domicile familial. Autodidacte, il tente sa chance dans les arts.
À l'âge de 15 ans, il gagne sa vie en vendant ses dessins abstraits dans la rue. À 16 ans, il rencontre Salvador Dalí, à qui il présente ses dessins. Il devient attaché de presse du couturier Pierre Cardin.
En tant qu'écrivain, François-Marie Banier accède à une certaine notoriété. Il est encouragé dès ses débuts en littérature par Louis Aragon qui publie dans Les Lettres françaises, le 2 juin 1971, un article intitulé Un inconnu nommé Banier, dans lequel il compare le jeune artiste à Benjamin Constant et à Stendhal et le qualifie d'{{citation}}. François-Marie Banier fait alors partie de l'entourage d'Aragon, mais dément la rumeur prétendant qu'il a été l'amant de ce dernier. Banier bénéficie également des conseils littéraires de Paul Morand et de François Mauriac. Il écrit des chroniques dans Le Monde et Le Figaro. Proche de plusieurs mécènes tels que Marie-Laure de Noailles, Pierre Bergé ou Pierre Cardin, mêlant habilement charme et insolence, François-Marie Banier devient une figure connue du tout-Paris et de la jet-set internationale. Le 13 août 1972, le journal britannique The Sunday Times Magazine lui consacre un article sous le titre Golden Boy of Paris. Il est à l'époque le compagnon du décorateur Jacques Grange, avec qui il forme un couple en vue et achète un hôtel particulier, rue Servandoni à Paris. François-Marie Banier a ensuite pour compagnon le comédien Pascal Greggory pendant sept ans et plus tard le neveu de ce dernier, le photographe Martin Le Barrois d'Orgeval, avec qui il s'est pacsé à Paris {{6e}} le 26 juin 2007.
Au début des années 1970, François-Marie Banier se met à la photographie. Parmi les diverses personnalités dont il a réalisé le portrait, on peut citer Nathalie Sarraute, Samuel Beckett, Madeleine Castaing, Vladimir Horowitz, Silvana Mangano, Joyce Carol Oates, Pascal Greggory, Isabelle Adjani, Caroline de Monaco, Sophie Marceau, Johnny Depp, Vanessa Paradis, dont il est le parrain de la fille, Lily-Rose, Marlon Brando ou Liliane Bettencourt. Il fait la connaissance des Bettencourt à l'occasion d'un portrait réalisé en 1987 pour le magazine Égoïste, et en devient un ami proche. Enfin, à partir des années 1980, François-Marie Banier entreprend également une carrière au cinéma en tant qu'acteur, tout en se consacrant en même temps au dessin et à la peinture. Bien qu'appréciant le métier de comédien, il préfère se limiter à de petits rôles, après que son ami Pascal Greggory lui a dit qu'il jouait {{citation}}.
François-Marie Banier réalise également des portraits d'« anonymes », dans des clichés au noir et blanc caractéristique. En 1991, il expose ses œuvres au Centre Georges-Pompidou : le conservateur de l'époque, Alain Sayag, estime possible que cette exposition ait été montée grâce au soutien de François Mitterrand, qui appréciait Banier.
François-Marie Banier était actif comme consultant dans les milieux de la mode et du luxe. Il est ainsi à l'origine du nom du parfum Poison de Dior.
Les ventes de ses romans déclinent beaucoup avec les années, et son activité de photographe dont les expositions sont sponsorisées par L'Oréal, prend progressivement le pas sur sa carrière littéraire.