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Patachou (1918-....)

Biographie

Fille de Maurice Ragon et de Marie-Célestine Vizet, Henriette Ragon grandit dans la capitale. Elle exerce quelques métiers, dactylo puis employée dans une usine pendant la guerre, elle y rencontre Jean Billon qu'elle épouse. Ils ont un enfant, Pierre. Elle se marie en secondes noces avec Arthur Lesser. Un temps marchande de chaussures, pâtissière, antiquaire, elle ouvre, en 1948 avec son mari, un salon de thé à Montmartre dans l'annexe d'une boulangerie qu'elle nomme « chez Patachou », au 13, rue du Mont-Cenis puis un restaurant où elle engage un accordéoniste pour faire de l'animation. Des clients trouvent qu'elle a un jolie voix et elle s'essaye avec succès à la chanson. Les journalistes parisiens la rebaptisent du nom de son cabaret, Patachou.

Après Jacques Brel qui chante pendant trois ans dans son cabaret, Georges Brassens y débute, en janvier 1952, amené par son ami sétois Pierre Galante, journaliste à Paris Match. Le premier soir elle chante Brave Margot et les Amoureux des bancs publics et propose à son public de rester à la fin du spectacle afin de découvrir l'auteur de ces chansons. Brassens monte alors sur la scène du cabaret et chante, entre autres, Le Gorille et Putain de toi, que Patachou estimait ne pas pouvoir interpréter elle-même.

Le {{nobr}}, Patachou enregistre, au studio Chopin-Pleyel, neuf titres pour l’album Patachou chante Brassens, pour lequel il lui a écrit en exclusivité Le Bricoleur (boîte à outils), ils chantent ensemble Maman, Papa.

D'autres nombreux artistes se sont produits dans le cabaret de Patachou, dont Édith Piaf, Charles Aznavour, Hugues Aufray, Michel Sardou, ainsi que Claude Nougaro et Romuald.

En 1950, les premiers disques de Patachou sont pressés, elle chante, sous le nom de « Lady Patachou », à l'ABC, puis à Bobino, puis en tournée en France et dans le monde entier. Dès 1953, elle est au Palladium de Londres, au Waldorf Astoria et au Carnegie Hall de New York, dans toutes les grandes villes des États-Unis où sa carrière se déroule sur plus de vingt ans, ainsi qu'à Montréal, au Moyen-Orient et à Hong Kong. Elle enregistre un disque de chansons d'Aristide Bruant sous la direction artistique de Boris Vian en 1958.

Au début des années 1970, elle parcourt le Japon et la Suède, où son registre parigot gouailleur fait merveille.

Dès le début des années 1950, le cinéma et le théâtre font appel à elle, notamment Jean Renoir pour French cancan, en 1954, et Sacha Guitry. À partir des années 1980, Patachou se fait plus présente sur le grand et le petit écran, avec, entre autres prestations très remarquées, sa terrifiante « matriarche » en fauteuil roulant dans la série Orages d'été, ou dans le téléfilm Pris au piège la redoutable tante d'un meurtrier, qui manipule un commissaire de police aveugle et fait condamner un innocent.

Patachou a animé le restaurant de la tour Eiffel. Elle est la mère du musicien auteur-compositeur Pierre Billon.

Elle meurt le {{nobr}} à son domicile de Neuilly-sur-Seine, à l'âge de {{nobr}}{{,}}. Après ses obsèques, le {{nobr}}, en l'église Saint-Justin de Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine, en présence de nombreuses personnalités, elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise ({{2e}}).

Distinctions

  • Officier de la Légion d'honneur ({{1er}} 2009).
  • Commandeur des Arts et lettres