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Lévy, Maurice (1942-....)

Biographie

Fuyant l'Espagne franquiste {{Incise}} puis la France, menacée par l'Allemagne nazie, le couple Lévy, d'origine juive espagnole, s'installe au Maroc. C'est donc à Oujda dans l'est du pays que naît Maurice Lévy en 1942.

Diplômé en informatique et organisation de l'université du New Jersey en 1965, grâce à une bourse d'étude gagnée dans un concours organisé par les chaussures Bata, Maurice Lévy est recruté l'année suivante dans le service informatique d'une agence de publicité baptisée Synergie. En parallèle à son métier d'ingénieur, Maurice Lévy se découvre une passion pour les aspects plus commerciaux du métier et au début des années 1970, son rôle s'étend à des fonctions gestionnaires et financières. À 29 ans, en 1971, c'est lui que son patron choisit comme successeur à la tête du groupe. Déclinant l'offre, il préfère rejoindre un autre publicitaire, Marcel Bleustein-Blanchet, dirigeant du groupe Publicis.

En tant qu'ingénieur informaticien, il a l'initiative d'archiver l'essentiel des données de son entreprise sur bande magnétique. Grâce à cela, il permet à l'entreprise de se remettre en huit jours d'un incendie dévastateur survenu le 28 septembre 1972 dans l'immeuble Publicis situé sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris. Cette réussite contribue à le faire remarquer par la direction. Dès 1973, il est promu au conseil de direction, comme secrétaire général. En 1975, il est nommé directeur général adjoint de Publicis Conseil et en 1976, directeur général. Et 12 ans plus tard, il devient président du directoire et succède au fondateur du groupe, Marcel Bleustein-Blanchet, au poste de président directeur général en novembre 1987.

En {{date}}, Maurice Lévy reçoit l{{'}}{{Lang}} 2008 décerné par l’{{Lang}} américaine en récompense de son engagement en faveur de la tolérance et de la diversité. Maurice Lévy coorganise en 2008 le concert au Trocadéro (Paris) à l'occasion du {{60e}} anniversaire de la création de l’État d'Israël, proposant un podium à quelques artistes à la mode telles que Sofia Essaïdi, Lara Fabian ou encore la chanteuse Laam.

Avec le soutien de la principale actionnaire Élisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet, Maurice Lévy mène le développement international du groupe Publicis, hissant l'entreprise familiale au {{3e}} rang mondial du secteur de la publicité et des communications. Dans une stratégie de rachats parfois hostiles contre ses concurrents lui valant le surnom de « Napoléon de la publicité » par certains médias anglo-saxons, Maurice Lévy poursuit également, dans le sillage de Bleustein-Blanchet, une politique de diversification des supports investissant {{Quand}} Internet et les nouveaux médias{{Refsou}}.

En {{date}}, le conseil de surveillance du groupe Publicis renouvelle pour quatre ans la totalité des mandats des cinq membres du directoire dont Maurice Lévy, président du directoire et PDG, et de Jean-Yves Naouri, directeur général adjoint et président exécutif de Publicis Worldwide.

Le magazine La Tribune dévoile en mars 2012 que Maurice Levy allait recevoir un bonus de 16 millions d'euros de la part de Publicis. Cette somme aurait été la plus importante perçue de toute sa carrière professionnelle. Dans un contexte de crise économique, ce bonus suscite de nombreux remous et pose une nouvelle fois la question de la rémunération des « grands patrons ». Maurice Levy se défend en rappelant que ce bonus {{Citation}} Il reconnaît : {{Citation}} Selon la CGT et le site Rue89, des pressions auraient été exercées sur des salariés de Publicis afin qu'ils signent une pétition de soutien au bonus de 16 millions d'euros de Maurice Levy.

Il reçoit le soutien de politiques tels que François Baroin le désignant comme un {{Citation}} Élisabeth Badinter, présidente du conseil de surveillance de Publicis, soutient également Maurice Lévy.

En 2013, Maurice Lévy est classé troisième « patron le plus performant » du CAC 40 par le magazine Challenges.

Une histoire de la publicité
LivresDisponible
Publication
Paris [etc.] : Taschen, cop. 2008
Date de publication
2008