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Peyron, Loïck (1959-....)

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Biographie

Loïck Stéphane Yves Peyron a un père, Hervé Peyron, capitaine de la marine marchande (il fut notamment capitaine au long-cours de superpétroliers de la Shell) qui a inoculé le virus de la mer à ses cinq enfants, trois garçons et deux filles, et un oncle navigateur, Jean-Yves Terlain. C'est en assistant à 12 ans à la mise à l'eau du voilier Vendredi 13 que va barrer son oncle pour la Transat anglaise qu'il décide de devenir navigateur.

Loïck Peyron a appris la voile avec ses deux frères au club nautique CNBPP du Pouliguen, port depuis lequel il rejoint son lycée Grand Air de La Baule en traversant la baie à la voile depuis le Pouliguen.

Élève des « bons pères » jésuites du collège Saint-François-Xavier de Vannes et de l'Externat des Enfants nantais, il échoue au baccalauréat. En 1978, il aide un copain à préparer la Route du Rhum puis réalise sa première traversée de l’Atlantique. Il fait ses classes dans les années 1980 et, avec ce sens de la communication sans doute hérité de son oncle, Jean-Yves Terlain, il attire l'attention des sponsors.

Surnommé « le petit lutin » dans le milieu, il s’est distingué dans les années 1990 à la barre de son trimaran Fujicolor, en gagnant de nombreuses courses. Il a remporté à quatre reprises le championnat ORMA, en 1996, 1997, 1999 et 2002. Loïck Peyron a navigué sur presque tous les types de multicoques : 60 pieds ORMA, Décision 35, Extreme 40, KL 28, Sailingone, AC45, Formule 40, Class A, maxi-catamarans océaniques en équipage comme en solitaire, maxi-catamarans pour la Coupe de l'America, maxi-trimarans de records (Maxi Banque Populaire V, le plus grand trimaran de course au monde)… Mais ses navigations en monocoque sont elles aussi nombreuses, que ce soit en IMOCA, en maxi-monocoque (barreur du maxi Mari-Cha-IV de {{unité}} lors des Voiles de Saint-Tropez 2005), en Open 7.50, en First Class 8, en Figaro ou en Mini 6.50.

Marié, il est père de quatre enfants.

2000 : Match racing

En 2000, il participe à des épreuves de match racing et s'engage sur The Race, course autour du monde en catamaran géant.

2003 : Une saison en Figaro

En 2003, bien que n'ayant pas participé à de grandes courses en monocoque depuis très longtemps, Loïck effectue une saison sur le tout nouveau Figaro Bénéteau 2. Il remporte la Vendée-Sables, termine {{6e}} du le Tour de Bretagne avec Yann Eliès (une course qui avait aussi pour but de tester les nouveaux monotypes) et de la Solitaire du Figaro, marquée par des petits airs. Il participe également au Trophée Clairefontaine, qu'il termine en {{2e}} position derrière Michel Desjoyeaux.

2004 : Les débuts du Décision 35

En 2004, il termine cinquième du trophée Clairefontaine, avec trente-huit points. Il remporte sur le lac Léman la {{1ere}} course des Décision 35, la Genève-Rolle-Genève.

2006 : Retour sur le circuit ORMA

Le Baron Benjamin de Rothschild lui confie la barre du trimaran ORMA Gitana 11 (uniquement pour les Grands prix, courses en équipage autour de trois bouées proches des côtes), auparavant skippé par Fred le Peutrec (ce dernier en devient le tacticien). Avec son équipage, Peyron termine {{2e}} derrière Franck Cammas des Grands prix de Fécamp et du Portugal – Portimao et {{3e}} derrière Cammas et Desjoyeaux du Grand prix de Marseille. En avril 2006, Benjamin de Rothschild lui a confié la direction générale du Gitana Team. Cette équipe de course au large a fait construire Gitana Eighty, un monocoque de 60 pieds. Il a été mis à l'eau en juillet 2007.

2007 : Monocoque avec Gitana

Peyron remporte la Transat B to B sur son tout nouveau monocoque Gitana Eighty. Il remporte une nouvelle fois le Bol d'or Mirabaud à la barre de lOkalys-Corum de Nicolas Grange, après 10 heures et 05 minutes d'une course qui a vu, après un départ venté, le D35 Foncia s'enliser près des côtes françaises, permettant au catamaran de Nicolas Grange de prendre la tête de la course et de ne plus la quitter.

2008 : Un triplé historique sur la Transat et un Vendée Globe avorté

Loïck Peyron a gagné la Transat anglaise en 2008 à la barre de ce bateau. Le 9 novembre 2008, il prend part au départ du Vendée Globe à la barre de Gitana Eighty. Après avoir été en tête pendant seize jours lors de la descente de l'Atlantique, Loïck Peyron démâte le 10 décembre. Il se trouvait alors en troisième position à 15,8 milles du leader Sébastien Josse. Il quitte l'équipe après la vente de son 60 pieds en février 2009.

2009 : Extreme 40 et Décision 35

En 2009, Peyron continue de naviguer sur le D35 Okalys-Corum, et il prend la barre d'un Extreme 40 Omanais, Oman Sail Renaissance, avec lequel il termine {{3e}} de l'iShare Cup. Cette même année, il rejoint l'équipe Alinghi et devient l'un des premiers barreurs dAlinghi 5.

Alinghi 5, le catamaran de 90 pieds d'Ernesto Bertarelli qui perdit la Coupe face au trimaran de américain USA 17

2010 : Un catamaran suisse, un autre omanais ; et une victoire autour du monde

En 2010, il participe à la Coupe de l'America comme cobarreur au sein du team Alinghi, battu par le challenger américain BMW Oracle Racing. Il est également le skipper de l'Extreme 40 Oman Sail Masirah, avec lequel il termine {{4e}} des Extremes Sailing Series. Il enchaine avec une victoire dans la Barcelona World Race aux côtés de Jean Pierre Dick sur Virbac Paprec

2011 : Un Trophée Jules-Verne et une préparation à la Coupe

En 2011, Loïck Peyron continue de naviguer en Décision 35, sur lOkalys-Corum de Nicolas Grange. Il finit notamment {{4e}} du Bol d'Or, malgré la chute d'un équipier au départ.

Durant l'année 2011, il s'entraîne en Classe A aux côtés de son frère Bruno, en vue de la Coupe de l'America 2013 puis, en septembre, sur des KL 28 (les catamarans monotypes du trophée Clairefontaine) en match racing durant une semaine à Quiberon, afin de se familiariser avec les nouvelles règles de la Coupe et de recruter de nouveaux équipiers.

En juin 2011, il succède à Pascal Bidégorry à la barre du Maxi Banque Populaire V avec pour objectif le trophée Jules-Verne{{,}}. Le départ s'effectue le 22 novembre 2011. Après 45 jours, 13 heures et 42 minutes de navigation, Peyron et ses 13 hommes d'équipage battent le temps de référence Ouessant-Équateur, auparavant détenu par Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3, de plus de 3 heures. Ils battent le record Ouessant-Bonne-Espérance en 11 jours, 21 heures et 48 minutes, battant ainsi le précédent record de plus de 2 jours et 15 heures, à une vitesse moyenne de 19,75 nœuds, atteignant des pointes jusqu'à 37 nœuds. Le 6 janvier 2012, Loïck Peyron et son équipage terminent ce tour du monde en 45 jours et 13 heures, devenant ainsi détenteurs du trophée Jules-Verne.

Il est membre du conseil d'administration de la Fédération française de voile confirmé lors de l'Assemblée Générale 2008 de la FFVoile, le {{date}} à Paris.

2012 : Pas de Coupe avec Energy Team, mais avec Artemis

N'ayant pas trouvé de budget malgré un accord passé avec Oracle Racing, Energy Team ne participera pas à la Coupe de l'America. En octobre, Peyron rejoint l'équipe Artemis Racing pour apporter sa connaissance du multicoque, et il est l'un des barreurs (avec Nathan Outteridge) de l'AC72 de l'équipe suédoise.

2014 : Vainqueur de la Route du Rhum en un temps record

A bord du maxi-trimaran Banque Populaire VII (31,50 m), il est vainqueur de la Route du Rhum en 7 j 15 h 8 min 32 s, temps record qui supplante le record précédent établi en 2006 par Lionel Lemonchois en 7 j 17 h et 19 min

La Fédération Française de Voile l’a honoré du titre de 'marin de l’année 2014', en décembre.