Noir, Michel (1944-....)
Biographie
Michel Noir est le fils d'un joaillier sertisseur et de Rose Dreyer. Entre 1968 et 1972, Michel Noir est un chef de produit puis le directeur commercial d'une filiale aluminium du groupe Brossette Péchiney. Entre 1972 et 1978, il devient consultant indépendant en marketing et relations humaines.
Vie politique
Entre 1977 et 1995, il est élu conseiller municipal de Lyon. En 1977, il devient secrétaire de la COURLY. En 1978, il est député RPR de Lyon. Réélu en 1981, 1986, 1988 et 1993, il démissionne en 1995. En 1979, il devient secrétaire national du RPR.
En mars 1983 : il tente de ravir la mairie de Lyon au candidat sortant, Francisque Collomb (UDF). Il échoue de peu tout en ayant remporté deux mairies d'arrondissement. La même année, il devient vice-président du conseil régional de Rhône-Alpes et vice-président de la COURLY. Et entre 1983 et 1989, il est adjoint au maire, chargé des affaires économiques.
Entre 1986 et 1988, Michel Noir est nommé ministre du Commerce extérieur du gouvernement de Jacques Chirac.
En mai 1987, pour protester contre les éventuelles alliances avec le FN, il publie dans Le Monde une tribune contenant une phrase restée célèbre : « Mieux vaut perdre les élections que perdre son âme ».
En mars 1989, il affronte de nouveau le maire de Lyon, Francisque Collomb, dans une primaire opposant l'UDF et le RPR. La victoire de Michel Noir est totale, il remporte les neuf mairies d'arrondissement. Entre 1989 et 1995, il est maire de Lyon et président de la COURLY.
En 1990, il quitte le RPR et crée le mouvement « Force unie » avec onze autres « rénovateurs », dont Philippe Séguin, Étienne Pinte, François Léotard, Alain Carignon, Michel Barnier et Michèle Barzach. Michel Noir entraîne deux autres députés dans sa démission spectaculaire, avec pour objectif de provoquer des élections partielles. Si Jean-Michel Dubernard et lui sont réélus à Lyon, Michèle Barzach perd l'élection législative partielle.
Fin de carrière politique
En mars 1993, Michel Noir est mis en examen par le juge Philippe Courroye.
En 1996 : il doit quitter la vie politique après sa condamnation en appel, le {{Date}}, à 18 mois de prison avec sursis et 5 ans d'inéligibilité pour recel d’abus de biens sociaux dans l'affaire Pierre Botton, son ex-gendre et directeur de campagne.
En 1998, il reprend ses études et effectue un doctorat de sciences de l'éducation. En 2000, il a ensuite créé une entreprise, Scientific Brain Training située à Villeurbanne, spécialisée dans les produits innovants destinés à entraîner et optimiser la mémoire, en compagnie du docteur Bernard Croisile, neurologue, et de Frank Tarpin-Bernard, informaticien.
En 2002, il a soutenu une thèse sous la direction de Michel Develay, intitulée Le développement des habiletés cognitives de l'enfant par la pratique du jeu d'échecs .
En 2003, il est définitivement condamné dans l'affaire dite des "comptes suisses" à 18 mois de prison avec sursis et 15000 euros d'amende pour abus et recel de biens sociaux.
En 2005, le chiffre d'affaires de Scientific Brain Training (SBT) atteint 1,8 million d'euros dont 60 % à l'export. En 2006, son entreprise, Scientific Brain Training (SBT), effectue le 2 mai une entrée en bourse sur le marché libre.