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Gaillot, Jacques (1935-....)

Biographie

Enfance et études

Jacques Gaillot naît le {{date}} à Saint-Dizier. Il effectue son service militaire en Algérie, de 1957 à 1959. Ordonné prêtre en 1961, il devient professeur au séminaire régional de Reims, de 1965 à 1972, puis curé de Saint-Dizier en 1973, tout en suivant les cours de l'Institut de formation des éducateurs du clergé (IFEC) de Paris.

En 1977, il est nommé vicaire général du diocèse de Langres puis devient évêque d'Évreux en mai 1982. Jacques Gaillot place son épiscopat sous la protection du bienheureux Jacques-Désiré Laval : {{Citation}}.

Le terrain politique et social

En 1983 il soutient l'objecteur de conscience Michel Fache {{,}}devant le tribunal d'Évreux. Durant l'assemblée annuelle épiscopale, il est l'un des deux évêques à voter contre le texte épiscopal sur la dissuasion nucléaire{{refsou}}.

En 1985 il soutient l'intifada en Palestine et rencontre Yasser Arafat à Tunis. Il est invité à une séance spéciale sur le désarmement aux Nations unies{{refsou}}. En 1987 il se rend en Afrique du Sud pour y rencontrer un jeune militant anti-apartheid ébroïcien, condamné à quatre ans d'emprisonnement par le gouvernement sud-africain. Il est critiqué pour avoir renoncé au pèlerinage diocésain à Lourdes, afin d'accomplir ce voyage{{refsou}}.

En 1988, il défend l'ordination des hommes mariés devant une séance privée de l'assemblée à Lourdes. En décembre, il donne une interview au mensuel Lui dans lequel il pose en tenue d'évêque dans la cathédrale d'Évreux{{refsou}}. Le 25 décembre, il passe la soirée de Noël dans les studios de la radio Pacific FM au micro de laquelle il se déclare prêt à donner une bénédiction aux homosexuels qui en feraient la demande à l'occasion de leur union{{refsou}}.

Le 2 février 1989, il publie dans l'hebdomadaire homosexuel Gai Pied, un article controversé intitulé « Être homosexuel et catholique ». Le 15 février, il signe avec le cardinal Albert Decourtray, primat des Gaules et président de la Conférence épiscopale, une déclaration l'engageant à porter {{Citation}} aux {{Citation}} et à veiller avec une {{Citation}} à ce que ses interventions ne {{Citation}}. Il participe à un voyage en Polynésie française organisé par un mouvement pacifiste pour protester contre les essais nucléaires français{{refsou}}.

Le {{date}}, Jacques Gaillot déclare au Club de la presse, au sujet de l'affaire des Versets sataniques mais aussi au sujet du film La Dernière tentation du Christ : « Il y a un droit au blasphème. Le sacré, c'est l'Homme ».

En avril 1989, en commentaire à la question : "Qu'est-ce qui vous empêcherait d'avoir une expérience homosexuelle ?", il répond : « Je suis d'abord stupéfait par le poids de la morale [40 % des sondés] sur les comportements. Si on m'avait posé la question, j'aurais placé la morale en dernier lieu et la peur du Sida [16 % des sondés] avant tout le reste. La vie des individus me préoccupe plus que leur morale. Je relève avec plaisir que la peur du "qu'en dira-t-on" [3 % des sondés] ne fait plus recette. » Sondage CSA/Globe, Globe, avril 1989.

Il assiste également à la cérémonie de transfert au Panthéon des cendres de l'abbé Henri Grégoire, qui accepta la constitution civile du clergé, qu'il avait d'ailleurs contribué à rédiger. {{Mgr}} Gaillot est le seul évêque français à participer à cette cérémonie{{refsou}}.

En 1994, il est l'un des fondateurs et coprésident de l'association Droits Devant !!.

En 1995, {{Mgr}} Gaillot est relevé de ses fonctions d'évêque d'Évreux suite à ses prises de position contraires au magistère de l'Église. Cependant, l'ordination épiscopale étant indélébile, et {{Mgr}} Gaillot ne s'étant pas commis d'actes appelant une peine canonique la suspense, il est simplement nommé évêque in partibus de Parténia. Parténia est un siège épiscopal situé en Algérie, dans la région de Sétif, qui a « disparu sous les sables » à la fin du {{s-}}. Jacques Gaillot a ensuite utilisé cette prélature pour communiquer en faveur de ses orientations, créant notamment le site internet Partenia.

Lors de la parution de son livre Dernière Tentation du diable en 1998, il est accusé de plagiat, notamment d'avoir quasiment recopié « près de cinquante pages » de l'ouvrage le Retour du diable de l'essayiste Paul Ariès. En réponse, il se dit « piégé » et tente de se justifier en rejetant la faute sur le « documentaliste » ayant rédigé l'ouvrage. Il affirme que « l'important, pour moi, ce n'était pas la rédaction mais le fait d'assumer des idées qui reflètent mon point de vue. ».

En 2006, il s'engage, aux côtés d'associations LGBT, contre le durcissement de la loi anti-homosexualité au Zimbabwe{{refsou}}.

Il a signé une douzaine de livres, en particulier Coup de gueule contre l'exclusion qui a obtenu une grande couverture médiatique. Il y critique la loi française sur l'immigration soutenue à cette époque par Charles Pasqua. Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

En août 2007, il est signataire d'une pétition exigeant {{Citation}} ainsi que {{Citation}}.

En 2010, il cesse d'écrire pour le site Partenia, qu’il avait ouvert avec un réseau de contributeurs du monde entier.

Depuis 2013, il publie régulièrement des tribunes dans le Huffington post dans lesquelles il se déclare notamment pour le droit à l'euthanasie et pour le mariage homosexuel.

Le {{1er}} septembre 2015, Jacques Gaillot est reçu à Rome par le Pape François à la résidence Sainte-Marthe.

Le 30 novembre 2015, il est parmi les signataires de lAppel des 58 : « Nous manifesterons pendant l'état d'urgence »{{,}}.