Andritch, Ivo (1892-1975)
Biographie
La mention sur Ivo Andrić des études à l'Université Jagellonne à Cracovie avant 1945. À l'époque, il se déclarait encore de nationalité croate
Ivo Andrić naît en 1892. Son père, Antun Andrić et sa mère Katarina (née Pejić) quittent très vite sa ville de naissance de Travnik. Quand il a deux ans, son père meurt de la tuberculose. Sa mère l"emmène chez sa tante paternelle Ana Matkovščik et son mari Ivan dans la ville de Višegrad, dont il rendra célèbre le pont. C'est là qu'il grandira. En 1903, il entre au lycée de Sarajevo et commence à écrire des poèmes à partir de 1911 pour des revues bosniaques. En octobre 1912, ayant obtenu une bourse de l'Association culturelle croate Napredak, il part en Croatie et s'inscrit à l’université de Zagreb. Il sera influencé par les œuvres de l'écrivain croate Antun Gustav Matoš. En 1913, il part à Vienne où il étudie l'Histoire, la philosophie et la littérature. En juin 1914, il est fait prisonnier par la police austro-hongroise, après l'attentat de Sarajevo en raison de son appartenance à l'organisation terroriste de la Main noire qui avait préparé l'assassinat de l'archiduc; il sera libéré en mars 1915. Membre du mouvement révolutionnaire Jeune Bosnie, il milite pour le rattachement de la Bosnie à la Serbie.
En 1918 à Belgrade, il devient éditeur et adhère au milieu littéraire de Belgrade, la capitale de la première Yougoslavie, où il fréquente des personnalités comme Miloš Crnjanski et Miličić. Ils se réunissent régulièrement à l'hôtel Moskva. Mais très vite, il se fait remarquer par le gouvernement de Belgrade, qui a une totale confiance en lui, de par son passé de militant dans Jeune Bosnie, ainsi qu'en ses compétences intellectuelles. Il débute alors une carrière de diplomate dans plusieurs capitales européennes, où il défend avec une grande efficacité les intérêts du royaume de Yougoslavie, avec un sommet entre 1939 et 1941, lorsqu'il est nommé ministre plénipotentiaire de la diplomatie à Berlin.
Quand la guerre éclate, et que les Allemands bombardent Belgrade le {{date}}, il refuse de gagner la Suisse, mais rentre à Belgrade où il vit chez son ami Brane Milenković. Dans une petite chambre, il écrit ses deux plus célèbres romans, la Chronique de Travnik, puis Il est un pont sur la Drina.